La traite est manuelle et se fait 3 fois par jour. La présence de l’ânon est indispensable. Sans sa présence quotidienne, l'ânesse ne donnerait plus de lait au bout de quelques jours.

Une ânesse produit entre 6 et 8 litres de lait par jour. Il n’est prélevé qu’un litre, le reste étant laissé à l’ânon.

Sans relation de confiance, il ne serait pas possible de les traire.

Les bienfaits du lait d'ânesse :

Il est tout d’abord le lait le plus proche du lait maternel.

Le lait d’ânesse est riche en albumines (une des protéines) et pauvre en caséine. Très sucré, par sa forte présence en lactose, il contient également beaucoup de calcium. Il se distingue du lait de femme par sa teneur en vitamine C et une teneur plus faible en matières grasses.

La vitamine A et les acides gras essentiels, présents dans le lait d’ânesse, peuvent participer à la cicatrisation de la peau, et soulager l’acné, l’eczéma et le psoriasis.

Employé en cosmétique, il a un effet tenseur et régénérant, aidant à lutter contre le vieillissement de la peau. Il est particulièrement recommandé pour les peaux sensibles et sèches.

Parmi les protéines du lait d’ânesse, certaines sont anti-microbiennes (l’albumine, lysozymes). Le lait a donc un effet immunostimulant sur l’organisme. Il aide à reconstruire une flore intestinale. Il soulage le foie par un effet détoxifiant.

C’est un lait très digeste car il ne contient pas de caséine coagulable et peu de matières grasses.

Pour résumer, le lait d’ânesse vous apporte : oligoéléments (calcium, magnésium, phosphore, sodium, zinc, fer) - vitamines (A, B1, B2, B6, D, C et E) - minéraux - biostimulines

Pour votre peau, il aura un effet hydratant, dépuratif et régénérant.

Les vertus du lait d’ânesse à travers l'histoire :

Des personnages célèbres, comme Cléopâtre qui disposait de plusieurs centaines de femelles pour alimenter son bain, hydratant et régénérateur.

Poppée, la femme de Néron, prenait également des « bains de jouvence » pour conserver la beauté et l’éclat de sa peau.

François 1er fut soigné par un médecin de Constantinople, qui lui conseilla de boire du lait d’ânesse pour se remettre après la guerre.

Les Grecs le considéraient comme un excellent remède et les Romains le consommaient comme boisson de luxe.

Au début du XIXe siècle, le lait d’ânesse était donné aux nourrissons dans les maternités. Beaucoup d'hôpitaux français élevaient des ânesse pour avoir du lait frais. Les nourrissons étaient directement placés à la mamelle, car l’ânesse est très douce. Ce système supprimait les inconvénients du biberon qui par manque d’hygiène provoquait une forte mortalité infantile. À la fin du XIXe siècle, les biberons stérilisables furent employés couramment, et cette méthode d’allaitement disparu presque totalement.

Par la suite, des marchands ambulants parcouraient les rues des grandes villes, où retentissaient le son de petites clochettes, accrochées au cou des ânes, avertissant le citadin de leur passage. Vendu à titre de fortifiant, son prix élevé ne permettait pas aux familles des classes moyennes d’en consommer régulièrement, mais le réservait pour les enfants malades, ou pour les vieillards affaiblis.

La disparition progressive des marchands ambulants mettra fin à ce commerce.